Expertise · Sauvegarde & PRA/PCA

Une sauvegarde sans plan de restauration testé, ça n'a aucune valeur

Beaucoup d'entreprises confondent "avoir une sauvegarde" et "être capable de redémarrer après un sinistre". Ce sont deux choses différentes, et c'est précisément cette nuance que les ransomwares et les pannes matérielles exploitent.

La règle de référence aujourd'hui : 3-2-1-1-0

La règle de sauvegarde 3-2-1, formalisée il y a déjà vingt ans, a évolué pour répondre aux attaques modernes qui ciblent désormais directement les systèmes de sauvegarde, et non plus seulement les données de production.

3
copies de chaque donnée critique
2
supports de stockage différents
1
copie conservée hors site
1
copie immuable, ni modifiable ni supprimable
0
erreur, vérifiée par des tests de restauration réguliers

Règle 3-2-1-1-0, recommandée aujourd'hui par l'ANSSI et l'ENISA. Le "1" immuable répond directement aux ransomwares modernes qui cherchent activement à détruire ou chiffrer les sauvegardes avant de chiffrer la production.

1,8 M€
coût moyen et 21 jours d'arrêt pour un ransomware sans PRA testé
48h
délai de reprise typique avec un PRA réellement opérationnel et testé
69%
des organisations dans le monde ont subi au moins une attaque par ransomware en 2025 (rapport Veeam)

Sources : Veeam Ransomware Trends 2025, ANSSI. L'écart entre 21 jours et 48h ne tient pas à la technologie seule, mais à la présence (ou l'absence) de tests de restauration réguliers.

RTO et RPO : les deux questions à se poser avant tout le reste

Avant de choisir une solution technique, deux indicateurs doivent être définis selon la
criticité réelle de chaque système, pas de façon uniforme.

RPO (Recovery Point Objective) La quantité de données qu'on accepte de perdre. Un RPO d'une heure impose une sauvegarde au moins horaire ; un RPO de 24h permet une sauvegarde quotidienne classique, moins coûteuse.
RTO (Recovery Time Objective) Le délai maximal toléré pour redémarrer après un sinistre. Plus le RTO est court, plus l'infrastructure de reprise doit être dimensionnée en conséquence.
Retour de terrain

Sur un projet de montage d'infrastructure datacenter dépassant 400 To de données stockées sur des baies dédiées, le principe directeur était simple sur le papier mais exigeant à mettre en œuvre : aucun équipement critique sans redondance, et cette redondance répartie sur deux zones géographiques distinctes. Onduleurs, baies de stockage, liens réseau, alimentation électrique : chaque composant existait en double, sur deux sites séparés, pour qu'aucun sinistre localisé (incendie, coupure électrique, dégât des eaux) ne puisse affecter les deux zones simultanément. C'est cette logique de double zone qui transforme une sauvegarde en véritable plan de reprise d'activité.

Le vrai enjeu

Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée pour de vrai n'est qu'une hypothèse. La seule façon de savoir si un PRA fonctionne, c'est de le tester régulièrement, en conditions proches du réel, pas seulement sur la base de la documentation. C'est aussi ce qu'exige désormais NIS2 : des plans réellement testés et auditables, pas un document qui prend la poussière dans un tiroir.

Ce que K3M Solutions met en place

Définition du RTO/RPO
par criticité
Chaque système n'a pas la même importance : on dimensionne la sauvegarde selon l'impact réel d'une indisponibilité, pas de façon uniforme et coûteuse.
Sauvegarde 3-2-1-1-0 Copies multiples, support hors site, copie immuable protégée contre les ransomwares, avec vérification active de l'intégrité.
Redondance multi-site Pour les infrastructures critiques, duplication des équipements clés sur deux zones géographiques distinctes plutôt qu'un site unique avec un simple disque de secours.
Tests de restauration réguliers Vérification effective que la restauration fonctionne, avant qu'un sinistre réel ne révèle une mauvaise surprise.

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